Yvan Pierre auteur pièces de théâtre, de sketches pour théâtre, de textes à jouer pour troupes de théâtre amateur ou professionnel Elven Morbihan Bretagne

« Un ver dans le couple »

Petit éclaircissement :

Vais je me répéter? Non!!! Ici, je vous propose 5 sketches, mettant en scène des couples : Elle lui ou elle luit, lui bêle mais elle reluit comme un vers luisant les nuits sans verres pour boire une verveine avant d'aller au lit avec lui ou avec elle...
Cinq sketches en vers, plus le prologue et les interludes d'un couple amant voler, dans les plumes...... de l'autre....

 

Incipit :

Un couple se prépare pour se rendre à un enterrement.
Deux amants s'aiment.
Conversation amoureuse un soir d'été.
Dispute entre un vieux mari et sa jeune épouse.
Tendres souvenirs du passé....


Côté pratique :

Sorte de pièce à sketches.
5 sketches plus prologue et interludes
12 rôles
Textes incisifs, sadique, coquins et tout et tout...
5 textes en vers.
Durée : 1 h 30

Distribution :

Présentateur – présentatrice
Elle – lui / Elle – lui / Elle – lui / Elle – lui / Elle – lui

Morceaux choisis (3)

Extrait Nos 1


Prologue

Présentateur ( lui ) – Bonjour!!! Vous n'auriez pas vu ma femme ?
Non? Parce que je la cherche.
Vous ne l'auriez pas vue?
C'est une femme... Assez grande pour sa petite taille. Elle a des cheveux blonds. Non bruns!! Ou peut être châtains!!! Elle a des cheveux, ça c'est sûr. Elle est plutôt jolie, quoique pas partout, tout dépend de l'angle de vue. Trois quart arrière c'est parfait. L'oreille est cachée par les cheveux, quand elle en a, et du coup on ne voit pas son long nez en cor de chasse.
Vous ne l'avez pas vue?
Elle est très gentille, aimable, aimante.... une vraie...

Présentatrice ( elle ) - Enfin je te retrouve!!!
Toujours à causer et à perdre ton temps.

Lui – Mais chérie!!! Je te cherchais!

Elle – Oui!!! C'est ça!! Et comme par hasard... Tu me cherches là, où je ne suis pas?

Lui – Je ne savais pas où tu étais!
Je te cherchais donc là où je suis.

Elle – Et puis quoi encore!!! C'est trop facile de me chercher n'importe où, alors que je n'y suis pas!!! Tu te moques de moi?

Lui – Non, chérie, pas du tout.

Elle – Menteur!!! Arrête de me raconter n'importe quoi!!! Si ça se trouve t'en profitais même un peu pour faire le beau devant ces dames?

Lui – Non!!! Non!! Ce n'est pas vrai!! Hein!!! mesdames???

Elle – Je ne les crois pas!!!
Et puis c'est bien le moment!!! Parce qu'il va falloir qu'on y aille.
Es tu prêt au moins? Parce que ça va bientôt commencer. Allez, allez on y va!

Lui – Oui!! Oui!!! J'arrive ma douce, ma chérie... Tu penses qu'il y aura beaucoup de monde?

Elle - Où ça??? A l'enterrement de cette vieille peau? Je n'en sais rien!!! Allez viens, faut finir de se préparer. ( Ils sortent )

L'enterrement

Elle – Chéri!!! Chéri!!! Chéri!!!
Où êtes vous passé?
Venez donc mon mari
Devons nous préparer.

Lui – Ouais!!! J'arrive, j'arrive
Je cherche ma cravate
rouge à pois olive
Avec noeud écarlate...

Elle – Non!!! Non!!! Elle est bien trop pédante
Pour aller au cimetière
Enterrer vieille tante
Décédée avant hier.

Lui – Cessez donc de pleurer!
N'était que vieille rombière
Toujours à dénigrer
Votre famille sans manière.

Elle – La pauvre avait perdu
Avec son grand âge
Gentillesse contenue
Pour tout son parentage.

Lui – Madame!!! On ne peut égarer
Ce que l'on n'a jamais eu
Vieille tata délurée
Avait l'amour.... crochu.....

Elle – Elle n'était pas facile
C'est vrai, je le reconnais
Mais savait être subtile
et cacher ses attraits.

Lui – C'était un vrai reptile
Avec venin mauvais
Piquée par versatile
Nous prenait pour des niais.

Elle – Elle était incomprise!!!
La pauvre était si seule
Je n'aime pas votre méprise!
Et je suis sa filleule.

Lui – Ecoutez moi très chère
Je respecte tant soi peu
Votre douleur éphémère
Mais moi, j'en suis heureux.

Elle – Que dites vous très cher?
Sa mort m'est douloureuse
Vous êtes très sévère
Avec cette malheureuse....

Lui – Elle était pleine aux as
Mais a tout dépensé
Juste avant son trépas
Pour ne rien vous laisser

Elle – Par bonté, a choisi
D'offrir aux bonnes oeuvres
Fortunes et roupies
Ainsi que toutes ses oeuvres...

Lui – Vous êtes vraiment naïve
C'est avec conviction
Que Tata inventive
Aux casinos.... fit dons......

Elle – Elle jouait pour son plaisir
Et si peu à vrai dire
Qu'à son dernier soupir
Elle m'a dit son désir...

Lui - ... De vous faire l'héritière
De ses dettes de jeux
De vous offrir misère
Et débets désastreux...

Elle – Mais vous n'en savez rien!!!
Nous verrons cela plus tard.
Le notaire entretient
Secret du corbillard. Etc..............

 

Extrait nos 2

Le châtiment...

 

Elle – Bel ami, tendre époux
à table s'il vous plaît
Bel ami, gros doudou
venez vite c'est prêt...

Lui – J'arrive, j'arrive Poupette
Je me lave les mains
J'apporte les serviettes
et je coupe un peu de pain...

Elle – Bel ami, tendre époux
mettez le parasol
le temps est assez doux
mais le soleil est fol...

Lui – Voilà, j'arrive Poupette
Je pose sur la table
le pain et les serviettes
puis j'installe l'agréable...

Elle – Par ce soleil brûlant
il est bien vrai très cher
qu'un parasol bien grand
rafraîchit l'atmosphère...

Lui – Mangeons vite, j'ai faim
Qu'avez vous préparé?

Elle – Salade au romarin
avec du riz entier...

Lui – Le riz est en surnombre
le romarin discret.
Il y a du concombre
mais point de serpolet...

Elle – J'ai mis du cervelas
du thon et du maïs
J'ai mis avec tout cela
un petit verre de pastis...

Lui – Très chère vous avez mis
du pastis en salade
c'est étrange, c'est exquis
pour nous rendre malades...

Elle - J'aime bien le goût d'anis
alors j'ai essayé...

Lui – Tout de même! Du pastis
en salade noyé...

Elle – Buvez donc un rosé!!!
Il vous rendra aimable...
Allez donc le chercher
Il n'est point sur la table...

Lui – Oui!!! Il sera nécessaire
pour faire passer l'infâme
d'une bouffe alimentaire
empoisonnant mon âme...

Elle – Comme vous y allez fort
Cette entrée est très bonne
C'est sans le moindre effort
que mon ventre ballonne...

Lui – Attendez ....Je reviens
Le rosé est au frais. ( il sort puis revient)

Tenez... Je vous préviens
c'est un vin écossais...

Elle – Etes vous sûr chéri?
Ceci n'est point croyable!
C'est une plaisanterie?
Vous en êtes capable... Etc.................

Extrait Nos 3


Les retraités...

Elle – Venez, venez, chéri
Nous allons nous asseoir
Ce banc est très joli
Et le parc, pourrons voir.

Lui – Doucement, doucement
Mais il y a plein de monde
Venu très gentiment
Ecouter rimes facondes...

Elle – Mais non!!!Mon gros lapin
Ils sont venus pour jouer
Sur ce petit lopin
De parc, bien clôturé.

Lui – Ce sont eux les acteurs?
Nous sommes le public
De ce show novateur
Mais très peu érotique.

Elle – Qu'en savez vous "lapin"?
Cette scène commence
Je peux montrer mes seins
Tombant en décadence....

Lui – Et elles vont toutes partir!!!
Fuyant la peur au ventre
Le flasque avenir
de leur propre épouvante....

Elle – Je ne suis plus une fleur
Mais j'ai toujours l'envie
Que vous ayez le coeur
De me voir jolie...

Lui – Ma vue baisse madame
Et je n'ai plus pour vous
Qu'une très modeste flamme
Aux éclairs bien mous.

Elle – M'en suis bien rendu compte
Les années ont passé
Chez vous, il y a eu fonte
Ne pouvez la retrouver

Lui – Quelquefois, par hasard
J'espère encore pouvoir
Motivé braquemard
Mais il n' veut rien savoir....

Elle – Ce n'est rien mon ami
Avons dans nos mémoires
Ce passé endurci
Où vous aviez.... perchoir.

Lui - Vous êtes adorable!
Nous aimions ce passé
Où nos vies convenables
étaient dégénérées....

Elle – Vous avez souvenance???
De votre vivacité
à faire extravagance
De votre pauvreté?

Lui – Nous n'avions point le sou
Et pour gagner nos vies
étions fiers filous
Capable en menteries...

Elle – Etiez probe forban
Filoutant le repu
Gentil chenapan
Baisant femme du dodu...

Lui – Vous étiez belle artiste
Pipant les grosses bourses
Des gras capitalistes
Jouant, au champ de courses...

Elle – Nous étions belles fripouilles
Chapardant à tout va
Les pauvres niguedouilles
opulents d'apparats

Lui – Chaque jour, chaque nuit
Visitions grandes pénates
Egorgions à minuit
Les porteurs de cravates

Elle – Et vous couriez après
bourgeoises dénudées
Pour leur montrer de près
la lame du boucher...

Lui – Chutt!!! Ne le dites pas trop fort!
Suis rester innocent
Et tous ces pauvres morts
Gargouillaient joliment... etc.....

Si ces extraits vous ont plu et pour en savoir plus, vous pouvez me contacter sur ce site en me laissant un message sur mon I mail ou en me téléphonant au 02 97 53 57 41....

 

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